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Conduire en ville

le Mar 4 Nov - 22:43
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<BLOCKQUOTE>Anticiper, voir et être vu

La conduite d’une moto résulte d’une série d’actions: observation de la route, identification et prédiction des problèmes potentiels, prise de décision et exécution de la manœuvre. De la bonne mise en œuvre de ces actions dépend votre survie. L’expérience aidant, votre habileté à exécuter ces cinq actions augmentera au point de devenir un réflexe conditionné.
A Paris (et dans les grandes villes en général), une règle : anticipez l’inimaginable !
Cinq ans d’expérience de conduite dans Paris tous les jours, une leçon: le pire arrive toujours. Les automobilistes, les cyclistes, les piétons, les scooters, même certains motards… Tous sont de plus en plus énervés, inattentifs et irrespectueux.
Au moment où vous vous direz “non, il ne va pas faire ça !!!”, vous pouvez être certain que si…
Anticiper, c’est:
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  • prévoir si un véhicule va déboîter ou tourner, en observant son conducteur et l’orientation de ses pneus avant ;
  • se dire, en approchant d’un feu, même au vert, qu’une autre voiture peut franchir le carrefour, sous-estimant votre vitesse ;
  • garder un oeil vigilant sur les véhicules qui vous entourent (devant, derrière, à gauche, à droite) d’où l’importance des rétroviseurs, bien réglés si possible, et d’un regard mobile ;
  • savoir se mettre à temps sur la bonne bande quand on sait que l’on va bifurquer et prévenir de sa manoeuvre avec le clignotant et un contrôle visuel direct ;
  • à l’arrêt, surveiller le véhicule qui vous suit (aura-t-il le temps de freiner?) et observer en permanence les alentours pour esquiver un danger approchant ;
  • voir à temps le piéton, qu’il soit entre deux voitures ou à proximité de passages cloutés, d’où l’intérêt d’une position de conduite droite, d’un regard placé haut et loin ;
  • prévoir les réactions des cyclistes, encore plus fragiles que vous et souvent encore moins respectueux des règles ;
  • rester vigilant, même si vous connaissez le chemin “par cœur”.

    Bref, c’est adopter une conduite défensive, être à l’affût des réactions des autres usagers.
    Et pour bien anticiper, il faut rouler con-cen-tré !
    Ne fixez pas votre regard sur quoi que ce soit. Ne regardez pas plus d’une seconde la pub pour de la lingerie fine, ni la blonde pulpeuse qui se remaquille avec sa jupe remontée jusque sur les hanches ! Ne vous focalisez pas sur les gadgets électroniques de la voiture d’à côté, ou la vitrine de votre magasin préféré, ou la super voiture de sport de vos rêves garée juste là.
    Chaque fois que vos yeux quittent la route, vous prenez un risque.
    Attention, concentré mentalement ne signifie pas crispé physiquement.
    Voir et être vu, c’est:
  • Les endroits piégeux

    Les priorités
    Carrefours, ronds-points, stops, feux, sorties de parking… La priorité à droite existe pour tout le monde, sauf pour les motards. Dites-vous bien que vous n’avez jamais la priorité, sauf celle de vous faire mal !
    Les trottoirs
    Apprenez à monter la bordure d’un trottoir. On se lève sur les jambes pour porter le poids sur les repose-pieds, on tire sur le guidon, on regarde loin, un bon coup de gaz, et hop ! Et surtout, on attaque à la perpendiculaire. Ne montez jamais un trottoir en biais, la roue avant pourrait riper. Risque multiplé par dix en cas de pluie ou de neige.
    Les carrefours
    Le lieu de la moitié des accidents !
    Au carrefour, on est parfois tenté de tourner à gauche en accélérant fort parce qu’on a tout juste le temps de passer si une voiture vient en face. Avant de le faire, il faut être sûr d’avoir la place de s’engager dans la rue. Si on doit piler au milieu du carrefour, on passe d’abord pour un con parce qu’on bloque la circulation, et on peut facilement se planter en freinant brutalement dans une courbe négociée lors d’un démarrage brutal.
    Rappel: on ne s’engage dans une intersection que si elle est dégagée.
    Inutile d’aller augmenter la foule des crétins qui restent bloqués au milieu du carrefour parce qu’ils ont voulu gagner trois mètres tout en sachant bien qu’ils ne passeraient pas. Si chacun respectait cette règle élémentaire du Code de la route, la moitié des bouchons parisiens serait vite résolue…
    Quand vous tournez à une intersection, n’oubliez jamais que vous allez passer sur un passage piéton (bien glissant quand il pleut) avec de l’angle. Regardez où vous allez et s’il y a des piétons ou des clébards pour ne pas avoir à freiner d’urgence.
    Personnellement, je recommande de prendre tous vos virages très larges, à l’extérieur. Particulièrement pour tourner à droite à un carrefour. De plus en plus souvent, des voitures stationnent aux angles de rues, entre les passages piétons. Si vous prenez le virage à la corde, vous n’aurez aucune visibilité et pas le temps de réagir si un enfant, un chien, un landau débouche de derrière le véhicule stationné.
    Donc, n’hésitez pas à passer très au large, ce qui vous permettra de freiner avec la moto droite au cas où un piéton s’engage. Autre avantage, au lieu de passer sur les bandes larges avec de l’angle, vous pourrez passer droit et entre les bandes blanches…
    Les grands boulevards parisiens
    A Paris, on rencontre souvent des grands boulevards dégagés, en ligne droite, avec un beau bitume. Ces boulevards débouchent souvent sur des places pas dégagées, pas droites, et “pas vées“. Les pavés font ralentir les automobilistes à cause du bruit, mais vous qui arrivez à fond de train, vous ne pouvez pas freiner fort dessus, hé oui…
    Donc, ralentissez toujours beaucoup à l’abord d’un carrefour inconnu, ou si vous savez pertinemment qu’il est pavé.
    Au feu rouge
    Remontez la file, au moins un peu. Ne soyez pas le dernier. Si vous êtes le dernier (ou le seul), laissez de la place pour qu’une voiture puisse passer à côté de vous. Surtout de nuit. Surveillez vos rétros pour voir si un chauffard distrait ou bourré arrive à fond et risque de vous percuter par l’arrière.
    Si vous n’êtes pas protégé par une voiture, restez en première ou gardez le pied sur le sélecteur et la main sur l’embrayage pour pouvoir démarrer très rapidement et vous pousser si Jacky arrive sur vos arrières.
    Quand vous avez en partie remonté la file à l’arrêt (et que ça bouche devant), vous êtes dans l’angle mort d’au moins une voiture. Essayez de voir si le conducteur vous a vu et ne va pas tourner en démarrant, au risque de vous mettre par terre. Attention si ce conducteur est au téléphone: même s’il vous a vu, il vous aura oublié au moment de redémarrer.
    Au feu vert
    Même si le feu tricolore est au vert, on ne fonce pas !
    Rien ne dit qu’au carrefour, un inconscient ne va pas brûler l’autre feu qui est au rouge, un ado en scooter que rien n’arrête, un piéton, un cycliste, un coursier pressé… Un petit ralentissement vaut mieux qu’un grand choc.
    Toujours jeter un coup d’oeil à gauche et à droite avant de passer un carrefour, même quand il est protégé par un feu tricolore, et garder deux doigts sur le frein.
    Sachez perdre du temps
    Dans certaines situations, on peut avoir deux dangers potentiels, mais ne pas pouvoir les garder en même temps dans le champ de vision.
    Par exemple, une camionnette garée à gauche qui masque un passage piéton et une priorité à droite de l’autre côté. Comme on ne peut pas regarder des deux côtés en même temps, il faut savoir identifier ce genre de situation et passer à 10 km/h, même s’il n’y a personne, là où on passe à 40 habituellement (quand la camionnette n’est pas là).
    C’est sur son trajet quotidien, celui que l’on connaît par coeur, qu’on prend des risques.
    Autre cas où il faut savoir perdre du temps: si vous trouvez la rue que vous cherchez au dernier moment, allez tout droit.
    Si vous voyez un raccord métallique dans la courbe (bretelle en sortie de pont) et que vous allez à une vitesse supposant un beau bitume, allez tout droit aussi. Vous pourrez toujours faire demi-tour.
    Par contre, n’annulez jamais une manoeuvre entamée. Si vous avez déjà commencé à tourner, il faut assumer.
    Revenir sur la file qui va tout droit peut être bien pire si quelqu’un venant derrière a profité de votre sortie de file pour prendre la place. Si vraiment vous devez revenir sur votre décision, contrôlez du regard, mettez bien votre clignotant et signalez-vous d’un petit coup de klaxon si nécessaire.
    Quand vous êtes arrêté à un feu, profitez de ce répit pour regarder autour de vous. Cela peut vous permettre d’anticiper les démarrages des autres, les piétons distraits, un défaut de revêtement, etc. On se trouve vraiment bête quand on se trouve face à un danger qu’on aurait pu voir facilement si on avait profité de l’arrêt pour regarder autour de soi.
    Méfiez-vous des autres motards, des coursiers, des scooters, des mobs, bref de tous les deux-roues. Certains adoptent sans le savoir (ou en le sachant, mais ils s’en foutent) un comportement dangereux.

    N’adoptez pas vous-même un comportement anti-motard !
  • On ne double pas un autre deux-roues entre les files, il faut attendre qu’il se range de lui-même (des fois, ça prend du temps, il faut insister poliment… parfois lourdement).
  • On ne se met jamais à côté d’un autre deux-roues (sauf à l’arrêt). S’il est décalé vers la gauche, c’est qu’il va peut-être doubler, donc il regarde ce qui se passe à sa gauche. S’il renonce au dépassement et que vous vous êtes mis à sa droite, il peut se rabattre sans vous avoir vu. Tout changement de direction doit être accompagné d’un coup d’oeil dans votre angle mort.
  • Ne roulez pas en formation serrée avec des inconnus rencontrés au feu. Larguez-les de suite ou laissez-les partir devant. Vous n’avez aucune certitude sur leur capacité à rouler en groupe sans danger.
  • Entre les files, surtout sur le périph et les 2×2 voies, surveillez vos rétros, certains motards s’impatientent peut-être derrière vous. Mais ne regardez que quand il y a des “trous” et aucun véhicule à côté de vous. On regarde toujours devant quand on est entre deux voitures.

    Si vous voyez quelqu’un de plus rapide derrière, ne vous rabattez que quand c’est possible sans danger. L’autre motard peut bien attendre que vous ayez fini de dépasser 3 ou 4 voitures qui roulent cul à cul.
    Mais mettez tout de suite le cligno (ou mettez-le à droite si vous l’avez laissé à gauche, ou éteignez vos warnings pour mettre un cligno) pour lui montrer que vous l’avez vu et que vous allez vous rabattre dès que possible. Comme ça, il patientera poliment, et ne tentera pas de manoeuvre dangereuse comme vous doubler entre les files.
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Re: Conduire en ville

le Mer 5 Nov - 2:06
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